Poser le diagnostic de diabète est une étape biologique simple. Le typer — déterminer s'il s'agit d'un diabète de type 1 ou de type 2 — demande en revanche de croiser l'âge, le terrain et parfois un dosage d'anticorps, car la présentation clinique seule peut tromper.

Poser le diagnostic de diabète : les trois critères

  Le diagnostic repose sur l'un des trois critères suivants :

  • Glycémie à jeun > 1,26 g/L, vérifiée à deux reprises
  • Glycémie > 2 g/L à n'importe quel moment de la journée, en présence de symptômes évocateurs (polyurie, polydipsie, amaigrissement)
  • HbA1c > 6,5 %

En l'absence de symptômes, un résultat anormal isolé doit être confirmé par une seconde mesure avant de poser le diagnostic — seule une glycémie > 2 g/L associée à des symptômes typiques permet de conclure dès le premier résultat.

Diabète de type 1 : population et mécanisme

  Il touche préférentiellement les enfants, adolescents et adultes jeunes de moins de 35 ans, même si des formes plus tardives existent. Son origine est auto-immune : la destruction des cellules bêta pancréatiques est le plus souvent confirmée par la présence d'anticorps anti-GAD65.

Diabète de type 2 : population et mécanisme

  Il touche typiquement des adultes, souvent en surpoids. Le mécanisme en cause est l'insulinorésistance, dans le cadre d'un syndrome métabolique — hypertension, dyslipidémie et obésité abdominale associées.

Comment trancher en pratique ?

  L'âge et le terrain orientent fortement, mais ne suffisent pas toujours : un diabète de type 1 peut débuter après 35 ans (diabète auto-immun latent de l'adulte), et un diabète de type 2 peut concerner un adulte jeune en cas d'obésité précoce.

À retenir :
Devant un diabète nouvellement diagnostiqué chez un sujet jeune, non obèse, ou de présentation atypique, la recherche d'anticorps anti-GAD65 permet de trancher avant de conclure trop vite à un diabète de type 2.